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Il existe deux manières de contribuer à MEI:
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2. en tant que directeur de publication.
Les appels à contribution pour les futurs numéros ainsi que les fiches techniques sont régulièrement mis à jour dans cette page.

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en tant qu’auteur

Les auteurs des articles de la revue MEI doivent rédiger leurs abstracts et articles en Français ou en Anglais.

Pour contribuer en tant qu’auteur à un numéro de MEI, merci de vous adresser directement au directeur du numéro.

Vous trouverez dans le document PDF ci-dessous la fiche technique concernant la contribution en tant qu’auteur à la revue.

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en tant que directeur

La direction de numéro de la revue MEI est réservée aux chercheurs francophones et résidant en France.

 

Pour diriger un numéro, merci de vous adresser à Bernard Darras  en lui proposant une thématique en rapport avec le domaine scientifique de la revue (la communication).

 

Vous trouverez dans le document PDF ci-dessous la fiche technique concernant la direction de revue.

 

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#48

Appel à auteurs
La relation interpersonnelle
à la lumière des SIC

Sous la direction de PASCAL LARDELLIER et Sylvie ALEMANNO

À force de se consacrer à la communication des organisations, aux médias (images et discours) et aux dispositifs socio-numériques, les sciences de l’information et de la communication (SIC) n’ont conservé pour la communication interpersonnelle qu’un faible intérêt. Or, celle-ci constitue pour elles un objet qui devrait sembler naturel, primordial.

Car la communication, au sens le plus commun du terme, ne prend-elle pas naissance et sens dans les relations entre les acteurs sociaux, avant de transiter par des médiations entre autres technologiques ? Or, où en est l’étude des relations, notamment interpersonnelles, depuis les bases posées par l’un des courants fondateurs des SIC et emblématisé par « l’École de Palo Alto » et la « Nouvelle communication » [1] ? Et le credo palo-altien (métaphore de l’Orchestre, posture systémique, multimodalité des échanges…) ne demeure-t-il pas encore enseigné dans toutes les filières « info-com », bréviaire d’une parole communicationnelle incontournable ?

Cependant, et une fois dépassé ce viatique pédagogique, qu’en est-il des recherches sur ce champ, sur cet objet ?

Car ces relations interpersonnelles, dans leur acception la plus ordinaire, par quelles disciplines sont-elles prises en charge ? Une tradition interactionniste, d’inspiration goffmanienne, étudie de longue date les rites et les civilités permettant au social de s’engendrer et de se reproduire aux cœurs des interactions. La question du corps est bien prise en charge par les anthropologues. Les logiques et stratégiques discursives, les « parlers », relèvent la plupart du temps des sciences du langage. Enfin, le « non-verbal », ressource sûre médiatique et filon éditorial, a été préempté par des pseudosciences (qui sont parfois des marques déposées !), souvent sans scrupule ni légitimité. Mais pour les médias, « la science des relations, c’est ça… ». Et puis la psychologie, clinique et sociale, discipline source des études sur les relations interpersonnelles se penche bien sûr sur les déterminismes sous-jacents produisant aussi les relations.

Dans les domaines constitutifs des SIC (en référence aux dix domaines identifiés dans l’ouvrage de la CPDIRSIC [2]), penser les relations interpersonnelles selon des approches informationnelles et communicationnelles s’avère, a un moment ou un autre des recherches en SIC, indispensable.

En cette ère numérique, numérisée, numérisante, quelle place occupe la technique et la variété de ses médiations, dans la production des relations ? Alors que les questions d’interculturalité et de genres montent en puissance dans la sphère publique autant qu’académique, alors que la question des incivilités devient un enjeu social, organisationnel et politique majeur notamment sur les réseaux sociaux, ce numéro de MEI souhaite inviter des chercheurs à se pencher sur ce qu’est (devenue) le rapport entre les SIC et les « théories de la relation » ? Comment ce rapport est-il pris en compte (ou pas) par les SIC ? Dans quelles perspectives théoriques, avec quelles problématiques et méthodes ? Enfin, quelle rencontre avec les autres disciplines des SHS est possible, comme par exemple la sociologie clinique (de Gaulejac) et la psychologie de l’activité (Dejours) lorsqu’il s’agit pour les SIC d’étudier la souffrance au travail ou « le côté obscur de la communication » (cf. le colloque Org&Co du 28-29 mars 2019).

[1] Courant introduit dans la sphère francophone par l’ouvrage éponyme d’Yves Winkin Seuil, 981.

[2] Dynamiques des recherches en sciences de l’information et de la communication, 2018.

Modalités de soumission

La date limite de réception des propositions d’article est fixée au 15/03/2019.
 
Elles doivent être adressées aux coordinateurs du numéro :
 
 
Les propositions devront comporter :
  • un titre ;
  • un résumé d’environ 300 à 500 mots ;
  • 5 à 10 mots clefs ;
  • les informations sur le ou les auteurs : nom, affiliation institutionnelle, fonction, adresse professionnelle, numéro de téléphone et courriel.
 
À partir des évaluations du Comité de Lecture en double aveugle, la direction du numéro de MEI sélectionnera les propositions et en informera les auteurs au plus tard le 30/03/2019.
 
Il est demandé aux auteurs de bien vouloir respecter les consignes éditoriales de la revue : https://www.mei-info.com/wp-content/uploads/2019/02/MEI-Consignes-aux-auteurs1.pdf.
 
Les articles complets sont d’un format de 20 000 à 25 000 signes (espaces, notes et bibliographie incluses) et devront être remis au plus tard le 31/06/2019.
 
Ces articles complets seront évalués par le comité de lecture en double aveugle.
 
Les retours du Comité de lecture seront transmis aux auteurs le 31/09/2019.
 
Les auteurs devront envoyer leurs articles corrigés le 31/10/2019.
 
La publication du numéro est prévue pour Novembre 2019.
 
Pour toute information complémentaire, veuillez contacter le Directeur de MEI, bernard.darras@gmail.com.

#49

Appel à auteurs
REGARD ET COMMUNICATION

Sous la direction de Maxime Cervulle et Alexandra Saemmer

La question de l’historicité du regard, et des dynamiques socio-politiques multiples qui participent de son façonnage, ont longtemps été un objet d’intérêt exclusif de l’histoire de l’art. L’émergence des Cultural Studies à partir des années 1960 s’appuyant notamment sur la sémiotique critique de Roland Barthes pour aboutir à l’élaboration de la notion de « régime de représentation» (Hall, 1989, 1997), des études féministes au tournant des années 1970, avec la conceptualisation du « male gaze » (Mulvey, 1989), et enfin des Visual Studies dans les années 1980 (Foster, 1988; Mirzoeff, 2009) ont largement participé du renouvellement de la problématique de la construction sociale du regard et élargi le spectre des méthodes employées pour l’étudier. S’inscrivant en partie dans le sillage des traditions structuraliste et poststructuraliste – tels les écrits de Michel Foucault (1975, 1977) sur « l’œil du pouvoir » ou de Jacques Lacan (1949) sur la fonction de la spécularité dans la formation du sujet – ces approches ont mis l’accent sur la dimension sensible et intériorisée des rapports sociaux. Elles ont tracé les contours d’une politique de la perception par laquelle la visibilité sociale se trouve inégalement distribuée.
 
Ce numéro de la revue MEI souhaite participer de ce renversement de la focale, de cette approche critique du regard qui invite non pas, ou pas seulement, à considérer ce qu’il y a à voir dans les représentations médiatiques ou artistiques mais à interroger le rôle qu’elles jouent dans la formation de manières de voir (et de se voir ), à la fois socialement situées et réorganisées par des dispositifs sociotechniques. En se focalisant sur la question de la configuration sociale du regard, il propose d’explorer le dessous des images pour mieux appréhender leurs contextes de circulation, leurs modalités d’appropriation et leur participation à la configuration des normes de visibilité.
 
Cette problématique du regard comme constituant l’un des modes de subjectivation des conflictualités sociales n’a fait à ce jour l’objet que d’appropriations éparses au sein des sciences de l’information et de la communication (SIC). Il s’agira donc dans ce numéro de penser son intérêt pour l’étude des pratiques des publics des arts et médias, pour l’analyse des médiations techniques, sociales et culturelles, ou encore pour la réflexivité de la chercheuse ou du chercheur en SIC, notamment concernant la place des « enquêté·es » dans le travail scientifique. Les contributions s’attacheront donc à montrer de quelles façons la question de l’organisation de l’expérience visuelle et de son inscription dans les rapports sociaux permettent de renouveler le regard que portent les SIC sur le monde social.
 

Modalités de soumission

La date limite de réception des propositions d’article est fixée au 15/05/2019.
 
Elles doivent être adressées aux coordinateurs du numéro :
 
et Alexandra Saemmer, alexandra.saemmer@univ-paris8.fr.
 
Les propositions devront comporter :
  • un titre ;
  • un résumé d’environ 300 à 500 mots ;
  • 5 à 10 mots clefs ;
  • les informations sur le ou les auteurs : nom, affiliation institutionnelle, fonction, adresse professionnelle, numéro de téléphone et courriel.

À partir des évaluations du Comité de Lecture en double aveugle, la
direction du numéro de MEI sélectionnera les propositions et en informera
les auteurs au plus tard le 03/06/2019.
 
Il est demandé aux auteurs de bien vouloir respecter les consignes
 
Les articles complets sont d’un format de 20 000 à 25 000 signes (espaces, notes et bibliographie incluses) et devront être remis au plus tard le 09/09/2019.
 
Ces articles complets seront évalués par le comité de lecture en double aveugle.
 
Les retours du Comité de lecture seront transmis aux auteurs le 09/10/2019.
 
Les auteurs devront envoyer leurs articles corrigés le 09/11/2019.
 
La publication du numéro est prévue pour Janvier 2019
 
Pour toute information complémentaire, veuillez contacter le Directeur de

#50

Appel à auteurs
Poétique(s) de la communication

Sous la direction de Françoise Albertini et Alexandre Eyries

Publié sous la direction de Françoise Albertini et d’Alexandre Eyries, le numéro 50 de MEI sera intitulé : « Poétique(s) de la communication » et s’assigne pour tâche de repenser la communication à l’aune de nouvelles formes d’interactions et de nouveaux dispositifs  technologiques (numériques notamment), sémiotiques et symboliques qui ont accompagné l’évolution des sociétés contemporaines depuis une dizaine d’années.

Vingt trois ans après l’ouvrage Esthétique de la communication de Jean Caune (PUF, 1996) qui envisageait la communication sous un angle sensible à partir du prisme de l’expérience esthétique, ce numéro 50 de Médiation et Information sera l’occasion d’investir de nouveaux territoires communicationnels sous un angle à la fois poïétique (étudiant les conditions de création d’une œuvre d’art ainsi que les relations qui se nouent entre cette dernière et l’homme pendant le processus de création), poétique (se centrant sur l’analyse et la théorisation de la création artistique) et politique. Nous entendons ici aussi bien la politique (qui constitue activité sociale dans laquelle les membres d’une société établissent, modifient les normes de leur collectivité et décident ensemble de leur avenir)  que le politique (qui se rapporte au pouvoir explicite institué dans une société et se rapporte au fonctionnement et à l’organisation de cette société).

Dans ce numéro nous nous intéresserons à des formes sensibles et esthétiques fortement communicantes. Il s’agira de rentrer, moins dans l’atelier de l’artiste, que dans la petite fabrique de la communication en accordant une importance particulière aux créations de toutes sortes et aux œuvres de l’esprit. Nous nous intéresserons notamment à l’architecture en tant que vecteur d’interactions entre l’être humain et son environnement immédiat pour «  explorer une sémiotique de la communication urbaine, c’est-à-dire une sémiotique du sensible de l’expérience urbaine que chaque individu partage avec autrui, pour un temps, dans son espace vécu » (Laudati, 2014, p 179). Le design sera, lui,  analysé, sous l’angle de signifiants consommationnels qui deviennent « des canaux de communication qui transmettent un message (commercial, idéologique) entre l’émetteur (la marque) et le récepteur (le consommateur) » (Vial, 2014, p 176).

L’art contemporain sera perçu comme un espace de communication privilégié entre l’oeuvre d’art et le regardeur, tout comme la musique et le chant, modes de communication privilégiés touchant l’âme et le coeur sans passer préalablement par une saisie de nature cognitive (Hennion, 2007). La littérature elle-même sera considérée comme une forme de communication spécifique et l’œuvre littéraire sera «  vue comme une interaction entre auteur, texte et lecteur » (Vultur, 2014, p 140) et le «  poème [comme ] un vecteur de […] communication entre le corps du langage, le corps du monde et le corps de l’homme » (Eyries, 2015, p 201). 

La poïétique de la communication, par sa richesse et sa fécondité, ouvre de multiples perspectives qui excèdent les phénomènes évoqués ci-dessus. Des travaux investissant de nouveaux terrains seront particulièrement bien venus.

Modalité de soumission

La date limite de réception des propositions d’articles est fixée au 15 septembre 2019. 

Elles doivent être adressées aux coordinateurs du numéro :

Françoise ALBERTINI, albertini.f@wanadoo.fr
et Alexandre EYRIES,   alex.eyries@yahoo.fr

Les propositions devront comporter :

  • un titre ;
  • un résumé d’environ 300 à 500 mots ;
  • 5 à 10 mots-clés
  • les informations sur le ou les auteurs : nom, affiliation institutionnelle, fonction, adresse professionnelle, numéro de téléphone et courriel.

Le comité de rédaction sélectionnera les propositions et en informera les auteurs au plus tard le 15/10/2O19.

Il est demandé aux auteurs de bien vouloir respecter les consignes éditoriales de la revue : https://www.mei-info.com/wp-content/uploads/2019/02/MEI-Consignes-aux-auteurs1.pdf.

Les articles attendus sont d’un format de 20 000 à 25 000 signes (espaces, notes et bibliographie incluses) et devront être remis au plus tard le 15/12/2019.

Le comité de lecture donne son avis le 30/12/2019 et les retours des articles corrigés sont attendus pour le 15 janvier 2020 pour une publication du numéro en mars 2020.

 Les articles seront évalués en double-aveugle.

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter le Directeur de MEI, bernard.darras@gmail.com.

#51

Appel à auteurs
GASTRONOMIE ET COMMUNICATION

Sous la direction de Camille Brachet et Julien Tassel

Les mondes de la gastronomie (Becker, 1988) sont multiples et font face à de profondes mutations liées au renouvellement des générations et à l’éclectisme des profils qui s’installent, mais aussi à la prise de conscience écologique et environnementale qui est intimement liée aux pratiques culinaires. L’alimentation est un des leviers les plus importants dans le cadre d’une transition économique, écologique et solidaire, et un monde plus durable repose sur les choix faits en matière d’alimentation (Chevrier, 2011).
 
La communication des chefs et des restaurants prend tout son sens et se trouve pleinement exposée à travers les pratiques et les discours. Les prises de position sont fréquentes et comme l’indique la journaliste culinaire Camille Labro, les chefs sont obligés de tenir un discours sur les questions émergentes : « un chef qui ne dit pas qu’il fait attention à son sourcing, qu’il fait attention à ne pas gaspiller, qu’il fait attention à utiliser des produits locaux, de saison, si possible bio, issus de petits producteurs vertueux, est obsolète aujourd’hui [1]. » (Cloteau et Mourad,2016). C’est ainsi que beaucoup de chefs qui se sont installés ces dix dernières années revendiquent ce positionnement engagé et militant.
 
Cette nouvelle génération de chefs participe également d’une redéfinition du luxe dans la gastronomie, et donc de ce qu’est la gastronomie aujourd’hui. Un chef comme René Redzepi du Noma, explique bien que « le luxe a changé de camp, le luxe doit avoir une « résonance émotionnelle », il doit surprendre avec de l’unique. » Le chef particulièrement influent et à l’origine de profondes transformations dans l’univers de la gastronomie va jusqu’à affirmer que « la valeur ne doit pas se calculer en argent, mais en rarete , c’est la particularite d’une chose qui la rend luxueuse [2] . » Dans la continuité de la démarche de René Redzepi il y a dix ans, beaucoup ont prolongé cette volonté de casser les codes en se focalisant sur une modernisation de l’expérience : supprimer les nappes était un geste très fort, inconcevable dans le milieu, vécu comme une petite révolution dans un univers qui repose grandement sur les codes et les traditions. Les codes traditionnels du luxes sont bousculés, sa définition est à repenser, s’approprier, y compris dans le cadre de la communication des établissements.
 
Dans cet univers du luxe, auquel la gastronomie est couramment associée, on assiste également à une sensibilisation voire à une revendication de valeurs sociales et militantes : de grandes maisons étoilées se sont ainsi engagées auprès du Refugee Food Festival, par exemple Michel et César Troisgros ou encore Hugo et Olivier Roellinger . Et dans cette même dynamique qui tend à montrer que cuisiner est un acte politique, on assiste à l’ouverture de lieux qui portent et diffusent une prise de conscience collective : on peut citer un lieu comme Ground control qui héberge la résidence du Refugee Food Festival sous la houlette du chef Stéphane Jégo, et qui multiplie les événements et les prises de parole publiques autour de questions de société. Une récente table-ronde intitulée Les chefs engages pour une restauration durable [3] proposait une discussion autour de questions centrales pour les chefs d’aujourd’hui.

Il est aussi intéressant de réfléchir au fait que paradoxalement, ces prises de position peuvent sembler en décalage avec le préoccupations des maisons traditionnelles (Chevrier 2011), qui vont focaliser leur communication sur d’autres valeurs, en privilégiant des engagements artistiques et culturels par exemple, mais qui peuvent paraître élitistes. Ces valeurs peuvent également paraître en décalage avec l’univers des producteurs tournés vers le produit. Une des questions qui se pose alors est comment faire cohabiter des univers si différents, le monde des producteurs ne reposant pas sur les mêmes codes que celui des grands chefs étoilés, qui eux-mêmes n’ont pas les mêmes préoccupations qu’une partie de la jeune génération de chefs plus militants installés plus récemment ? Une association comme le Collège Culinaire de France, présidée par Alain Ducasse, se charge de rassembler et de faire le lien entre des mondes que tout oppose (Ducasse et Regouby, 2017). La communication de telles organisations est fondamentale dans la perception que peuvent avoir les professionnels mais aussi le grand public de ce qu’est la gastronomie aujourd’hui. 

L’objectif de ce numéro de MEI est donc de réfléchir et d’analyser les tensions multiples qui travaillent le monde de la gastronomie, de saisir les stratégies de communication mises en œuvre par les entreprises de restauration pour adapter leurs actions et leurs discours aux dynamiques contemporaines et au mouvement sociétal global. Il s’agira aussi bien d’examiner la cohabitation entre des acteurs différents (le monde de la gastronomie durable, celui de la gastronomie étoilée, etc), mais aussi de regarder comment chez un acteur donné (tel restaurant, tel chef, tel groupe, telle association ou organisation) ces enjeux sont travaillés, créent des tensions, permettent des positionnements et des stratégies de communication.

Dans une perspective interdisciplinaire et afin de contribuer à enrichir la définition de ce qu’est la gastronomie aujourd’hui (Ory,1998), les travaux attendus peuvent mobiliser des méthodologies variées, allant de l’analyse sémiologique à l’enquête de terrain en passant par les analyses de discours, et s’inscrire dans les axes suivants :
 
– L’engagement des chefs quel qu’il soit (écologique/social/artistique…) à travers leur communication
– La cohabitation entre des univers a priori très éloignés : chefs étoilés, producteurs, restaurateurs « bistronomiques », médias généralistes, spécialisés, etc.
– La nécessité de communiquer et d’asseoir son identité de marque pour un chef en faisant certains choix (en s’affranchissant des codes du luxe et de la tradition par exemple (Lenclud 1987 cité par Davallon, 2000)).
 
 
[1] www.ceuxquinouslient.fr/episode-13-camille-labro/
 
[2] http://foodandsens.com/made-by-f-and-s/chefs-on-parle-de-vous/pour-le-chef-rene-redzepi-le-luxe-a-change-de-camp-le-luxe-doit-avoir-une resonance-emotionnelle-il-doit-surprendre-avec-de-lunique/
 
[3] (avec Stéphane Jégo, chef de l’Ami Jean et de la Cantine de Ground Control des Champs, parrain du Refugee Food Festival, co-fondateur du Collège culinaire de France , Alessandra Montagne, cheffe de Tempero à Paris, engagée locavore et anti-gaspi, et Chloé Charles, chef eitinérante et marraine de Écotable.)
 

Modalités de soumission

La date limite de réception des propositions d’article est fixée au 15/11/2019.

Elles doivent être adressées aux coordinateurs du numéro :
Sous la direction de Camille BRACHET, camille.brachet@uphf.fr
 
Les propositions devront comporter :
  • un titre ;
  • un résumé d’environ 300 à 500 mots ;
  • 5 à 10 mots clefs ;
  • les informations sur le ou les auteurs : nom, affiliation institutionnelle, fonction, adresse professionnelle, numéro de téléphone et courriel.
 
À partir des évaluations du Comité de Lecture en double aveugle, la direction du numéro de MEI sélectionnera les propositions et en informera les auteurs au plus tard le 15/12/2019.
 
Il est demandé aux auteurs de bien vouloir respecter les consignes éditoriales de la revue : https://www.mei-info.com/wp-content/uploads/2019/02/MEI-Consignes-aux-auteurs1.pdf.
 
Les articles complets sont d’un format de 20 000 à 25 000 signes (espaces, notes et bibliographie incluses) et devront être remis au plus tard le 30/03/2020.
 
Ces articles complets seront évalués par le comité de lecture en double aveugle.
 
Les retours du Comité de lecture seront transmis aux auteurs le 20/04/2020.
 
Les auteurs devront envoyer leurs articles corrigés le 30/06/2020.
 
La publication du numéro est prévue pour l’Automne 2020.
 
Pour toute information complémentaire, veuillez contacter le Directeur de MEI, bernard.darras@gmail.com.