La « titraillologie [1] », lire et parler la presse à Douala

Adrien BITOND

MOTS-CLÉS : ville, presse écrite, kiosque à journaux, titraille, espace public

RÉSUMÉ DE L’ARTICLE : En traversant les rues de Douala, la capitale économique, on est marqué par le spectacle saisissant des foules coagulées devant les kiosques à journaux. Les ventes de journaux sont en chute depuis les années 90. À défaut de les acheter, les populations se contentent dorénavant de lire les Unes des différentes publications. Désormais, parcourir les titres de journaux suffit pour se faire une idée de l’actualité. De cette exploration approximative, émergent de manière instantanée des débats sur les sujets relayés dans les médias, transformant ainsi l’espace de commerce des journaux en espace public de débat en ville. Les lecteurs de Unes, encore appelés « titraillologues », à partir de leur activité, réinventent la place de commerce des journaux et la transforment en parlement debout.

[1] : titraillologie : nous procédons ici à une forme de dérivation à partir du mot «titraille », qui en langage journalistique, renvoie à tout le dispositif typographique de mise en valeur de l’information : appel de titre, titre, sous-titre, intertitres, photos, etc. Nous emploierons le terme de « titraillologue » pour désigner les lecteurs des Unes des journaux.

Pour lire le résumé de l'article en anglais, cliquez sur le lien ci-dessous :
La « titraillologie [1] », lire et parler la presse à Douala

Adrien BITOND

Docteur en Sciences de l’information et de la Communication, Université de Douala-Cameroun bitondadrien[at]yahoo.fr

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