Toucher dans l’intouchable : l’hapticité de l’image dans le nanoart

Emmanuelle PELARD

MOTS-CLÉS : nanoart, art numérique, perception haptique, énonciation numérique, Grit Ruhland, Susumu Nishinaga.

RÉSUMÉ DE L’ARTICLE : Le nanoart constitue une pratique artistique dont l’essence est d’expérimenter la (re) présentation de la matière au prisme de la nanotechnologie, grâce à un geste esthétique numérique qui procède d’une énonciation du vivant (microorganismes, vie cellulaire) à l’échelle de l’infiniment petit. La (re)présentation esthétisée des organismes vivants ou de la matière du nanoart, à travers une préhension microscopique, invite à préciser la manière dont la visualisation de ces reliefs, textures, grains — saisis en détail ou ensemble — opère. Pouvoir toucher du regard cette matière inaccessible à l’œil nu, suggérer les effets tactiles par le biais d’une vision médiée, à travers une stratification des membranes, requiert d’envisager le fonctionnement de la visualisation haptique. Les œuvres nanoartistiques de Grit Ruhland et de Susumu Nishinaga présentent plus particulièrement une palette complexe de régimes de la visualisation haptique, que cet article souhaite préciser et qualifier

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Toucher dans l’intouchable : l’hapticité de l’image dans le nanoart

Emmanuelle PELARD

Université du Luxembourg

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Marion COLAS-BLAISE
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